Voici les 11 résultats

Show sidebar
creme-mains
Fermer

Crème mains

dentifrice tonifiant
Fermer

Dentifrice tonifiant Bio

dragon dent banane
Fermer

Dragondents Banane

dragon dent fraise
Fermer

Dragondents Fraise

shampooing-bulle-dragon-grenade
Fermer

Les Bulles du Dragon Grenade-Fruit Rouge

savon purifiant
Fermer

Savon Purifiant

shampooing douceur cn
Fermer

Shampooing Douceur- cheveux normaux

shampooing equilibrant
Fermer

Shampooing Equlibrant-cheveux gras

shampooing nourrissant
Fermer

Shampooing Nourrissant-cheveux sec

shampooing douche detente
Fermer

Shampooing-Douche Détente senteur lavande

shampooing vanille
Fermer

Shampooing-douche vanille-monoï

Hygiéne :

  • Le mot hygiène dérive du nom de la déesse grecque Hygie (dont l’étymologie vient du grec ancien ὑγιεινός, hugieinós « bon pour la santé »), qui était la déesse de la santé et de la propreté. Fille d’Asclépios, le dieu de la médecine, Hygie symbolise la prévention alors que sa sœur Panacée est la déesse guérisseuse reliée au traitement médical et aux médicaments. Cette origine mythologique explique que les Grecs entretiennent intitialement avec leur corps des rapports de vertu, l’hygiène considérée à cette époque comme purificatrice étant ritualisée lors de cérémoniaux propitiatoires ou de libations. Dans la Grèce antique et la Rome antique, l’hygiène est symbole de santé et se concrétise par exemple par la fréquentation des bains publics. Le médecin Hippocrate, le premier hygiéniste connu de l’Antiquité, s’efforce d’utiliser l’hygiène à des fins curatives mais aussi préventives. Il écrit trois livres sur le régime consacrés à la diététique, la propreté et l’hygiène, dans lesquels il préconise les exercices corporels, la pratique de bains thérapeutiques et la modération dans les consommations (tempérance alimentaire, sobriété alcoolique)1. Platon attribue l’invention de la gymnastique médicinale au médecin Hérodicus de Lentini qui avait constaté les effets bénéfiques de l’exercice physique sur la santé2.
  • Au Moyen Âge en Europe, le manuel de diététique et traité d’hygiène de référence est le Tacuinum sanitatis duquel les médecins extraient des conseils généraux d’hygiène, adaptés aux configurations astronomiques, aux conditions climatiques et à l’âge des patients. L’hygiène domestique médiévale concerne aussi les repas : un véritable guide du savoir-vivre apparaît au xve siècle, Les Contenances de la table qui recommandent notamment de se laver les mains avant le repas ou de s’essuyer la bouche avant de boire. La nourriture est un chapitre essentiel de l’art médical et de nombreux traités médiévaux d’art culinaire ne sont que des adaptations du Régime du corps du médecin italien Aldebrandin de Sienne3. Les étuves et bains publics populaires (hommes et femmes s’y baignant dans des baquets communs) ou raffinés sont en plein essor au xiiie siècle. Au xive siècle, l’église catholique d’Europe centrale et occidentale interdit leur pratique et cherche à fermer les établissements la permettant. Elle désapprouve également les bains à la rivière et recommande avant tout les ablutions, la seule eau pure étant l’eau de baptême destinée au salut de l’âme. Une des raisons invoquées pour bannir les étuves, bains publics et bains de rivière est qu’ils sont suspectés de propager la peste (traumatisme de la peste noire du milieu du xxe siècle, les médecins craignant qu’elle ne fût transmise par l’eau s’infiltrant dans les pores de la peau et transportant toutes sortes de germes) et que les premiers sont assimilés à des lieux de débauche, parfois de façon justifiée, même si cette débauche n’empêche pas l’hygiène corporelle4 : leur fermeture se fera progressivement au cours des xvie et xviie siècles. Ces prescriptions religieuses expliquent qu’aux xive et xve siècles apparaissent dans les maisons aisées, au plus près du lit, les « estuves » ou bains privés, la « cuve baigneresse » (cuvier en bois cerclé, dont les parois sont doublées avec une toile pour éviter les échardes) ou la fontaine murale et, plus rarement dans les maisons plus modestes (car le bain chaud reste un luxe qui coûte cher), les baquets et bassines qui sont plus réservés au lavage du linge. Le bain privé reste cependant essentiellement un privilège de riche et un signe d’hospitalité5,6.50 : 50.